Anne-Dauphine Julliand à RivEspérance 2018!

Un premier pan du voile de RivEspérance 2018 se lève : la conférence du vendredi soir sera assurée par Anne-Dauphine Julliand, l’auteur du livre-témoignage bien connu : « Deux petits pas sur le sable mouillé » (Les Arènes 2011). Elle y relate son expérience de vie familiale confrontée à la maladie grave de deux de ses enfants Thaïs et Azylis, toutes deux décédées maintenant. Elle a aussi réalisé le film documentaire « Et les mistrals gagnants », sorti en 2017.
« Et les mistrals gagnants » est un film à hauteur d’enfant, sur la vie tout simplement. Ambre, Camille, Charles, Imad et Tugdual, enfants gravement malades, ont entre six et neuf ans. Avec humour et surtout l’énergie optimiste de l’enfance, ils nous prennent par la main, nous entraînent dans leur monde et nous font partager leurs jeux, leurs joies, leurs rires, leurs rêves, leur maladie. Avec beaucoup de sérénité et d’amour ces cinq petits bouts d’Homme montrent le chemin du bonheur. Un jour, hors antenne, elle a interrogé Charles : « Comment fais-tu pour supporter ? Où trouves-tu la force ? » Il a répondu : « Au fond de mon cœur.»

Lors du colloque international « Transmettre », à Lourdes en février dernier, les participants ont pu visionner le film et interroger Anne-Dauphine par Skype, sont avion n’ayant pu décoller à cause du gel. Moment émouvant d’échange avec la salle. Ainsi, à la question « où en êtes-vous avec Dieu ? », elle répond : « Je le tutoie. Le ciel ne m’est pas tombé sur la tête, il est entré dans ma maison. Dieu m’est devenu familier, il m’est devenu plus consolateur. Dieu était le seul au cœur de ma souffrance, il m’aimait. J’ai ressenti un amour immense. » Et de répondre à une autre question : « Aucun capitaine ne choisit la tempête, mais il choisit ce qu’il va en faire. Chacun est le capitaine de sa vie. »

C’est à un témoignage fort qu’il faut s’attendre pour ce 2 novembre prochain, ouverture de RivEspérance 2018. Et surtout, c’est sa force, à un échange avec l’auditoire qui sera certainement très nombreux. La souffrance touche toujours, surtout quand il s’agit de la perte d’un enfant. Anne-Dauphine sait si bien en faire confidence avec pudeur et espérance.